Le Grand Prix d'Espagne 1997 disputé sur le circuit de Catalunya à Montmeló a couronné Jacques Villeneuve au terme de 64 tours haletants pour le championnat du monde de Formule 1. Le pilote canadien de l'écurie Williams-Renault a su résister à la pression pour s'offrir sa troisième victoire de la saison.
Parti depuis la douzième position sur la grille, le Français Olivier Panis a réalisé une course mémorable au volant de sa Prost-Mugen-Honda pour s'emparer d'une superbe deuxième place. Malgré une fin de course perturbée par le trafic, il a comblé son retard sur le leader pour s'offrir son dernier podium dans la discipline.
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SubscribeLa troisième marche de ce podium espagnol a été remportée par un autre tricolore, Jean Alesi, qui a placé sa Benetton-Renault dans le groupe de tête tout au long de l'épreuve. Cette manche a également permis de redistribuer les cartes au classement général provisoire des pilotes.
En difficulté avec ses pneumatiques sur un tracé particulièrement exigeant, Michael Schumacher s'est contenté de la quatrième place au volant de sa Ferrari après avoir animé le début de course. Cette performance permet néanmoins au pilote allemand de rester au contact direct de son rival canadien dans la course au titre suprême.
Une Remontée Héroïque Gênée par le Trafic
La fin de course a été marquée par la menace constante exercée par Olivier Panis sur la première place de Jacques Villeneuve, le Français affichant un rythme nettement supérieur. Malheureusement pour le clan tricolore, l'intervention tardive des retardataires a brisé son élan final vers la victoire.
Le pilote Eddie Irvine s'est notamment retrouvé sous le feu des critiques pour n'avoir pas immédiatement respecté les drapeaux bleus, bloquant le futur second pendant de longs tours. Cette perte de temps précieuse a ruiné les derniers espoirs de combler totalement l'écart de seize secondes qui le séparait de la Williams de tête.
Le paddock a également vibré au rythme des stratégies d'arrêts aux stands, les choix de pneumatiques Goodyear et Bridgestone jouant un rôle déterminant dans la hiérarchie finale. La gestion de l'usure des gommes a grandement redistribué les cartes parmi les écuries de pointe tout au long de l'après-midi catalane.
Au championnat des constructeurs, cette manche disputée sous le soleil espagnol resserre considérablement l'écart entre les cadors, promettant une seconde moitié de saison extrêmement disputée. Les passionnés retiendront l'éclatante confirmation du talent d'Olivier Panis face aux ténors du championnat.