Le philosophe Martin Heidegger a rejoint le parti nazi en mai 1933, quelques jours seulement après avoir été élu recteur de l'Université de Freiburg.
Un an plus tard, en avril 1934, il a démissionné de ses fonctions rectorales et a cessé de participer aux réunions politiques, tout en conservant sa carte de membre jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
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SubscribeLes audiences de dénazification qui ont suivi la fin du conflit ont conduit à son évdiction de l'université et à une interdiction d'enseigner prononcée par les autorités militaires françaises.
Cette période trouble de sa vie intellectuelle demeure au centre de nombreux débats sur la possible perméabilité entre ses concepts philosophiques et son adhésion au régime national-socialiste.
Entre Philosophie et Engagement Politique
Les critiques affirment que l'affiliation de Heidegger au parti révèle des failles profondes inhérentes à ses conceptions philosophiques.
Ses partisans estiment au contraire que cette implication politique relève d'une erreur de jeunesse sans lien direct avec la portée de son œuvre.
Les fameux Cahiers noirs, rédigés entre 1931 et 1941, contiennent plusieurs déclarations antisémites qui alimentent encore aujourd'hui la polémique.
Le philosophe n'a jamais formulé d'excuses publiques explicites, se contentant d'exprimer plus tard un regret d'ordre privé face à cet épisode de sa vie.